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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 07:38

Billet 515 du 9 septembre 2011» Photo SEFCO

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY (17) – GONDEVILLE (16)

L'hommage des patoisants

en Charente

MATINÉE ODETTE COMANDON La Société d’Ethnologie et de Folklore du Centre-Ouest(la SEFCO, qui édite Le Subiet)et le foyer théâtral de Gondeville organisent une matinée patoisante en hommage à Odette Comandon.

Samedi 10 septembre 2011

à la Salle des fêtes de Gondeville (16)

à partir de 14 heures 30

20110910-gondeville-matinee-Comandon-2.jpgUn hommage lui sera rendu : des Sefcoïstes parleront de sa vie, de son œuvre, et les patoisants chanteront et diront une œuvre de sa composition mais n’oublieront pas de faire une grande part à la création en disant une œuvre de leur cru créée pour cette manifestation.

Si vous pensez qu’il est important d'entretenir et de conserver notre patois, venez nombreux écouter les patoisants de la région : Le Jhavasson, La P’tite Châtenette, Chagne Dreit, Nono Saut’Palisse, L’Beurdassou de Pironville, La Mère Élodie, la Nine, Rosalie, Francine Besson et Samuel Méchain.

« V'nez donc passer un bon moment avec nous autes teurtous ».

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 07:30

Billet du 2 septembre2011

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Des sites à découvrir

des visites gratuites

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE 2011 Elles auront lieu samedi 17 et dimanche 18 septembre. Découvrez ci-dessous une douzaine de visites gratuites à effectuer à Saint-Jean-d'Angély

JEP2011-1JEP2011-2JEP2011-3JEP2011-4JEP2011-5JEP2011-6JEP2011-7JEP2011-8

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 11:52

Billet du 15 août 2011

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Entre Saintonge et Arménie

CONFÉRENCE Rémy Prin animera une conférence sur l'art roman et arménien le samedi 27 août à 16 heures, au Musée de Saint-Jean-d’Angély.

20090826 conference-Prin-5887-blRémy Prin au cours d’une dédicace de "Aulnay d’ombre et de lumière, un art roman d’exception", le 19 mai 2009 à l’Abbaye Royale. (photo B. M.)

Qu'est-ce qui peut conduire un habitant du Poitou à s'intéresser aux ruines des églises d'Arménie ? C'est toute l'histoire d'un « voyageur passionné par les cultures et l'écriture, qui cherche à comprendre et qui pose des questions », explique Rémy Prin.

L'auteur de « Aulnay, d’ombre et de lumière, un art roman d’exception », qui vient de faire paraître « Les pierres & l’âme, fragments arméniens », propose une conférence avec visuels et séquences vidéo. Elle se veut un parcours non exhaustif, qui tient de « la découverte sur le territoire qu’on éclaire par les livres, qui mêle à dessein approche sensible et intelligible, et qui cherche dans la comparaison des deux patrimoines ce qui peut, aujourd’hui, nous questionner ».

Rémy prin photo église aulnayLes voussures du portail sud de l'église Saint-Pierre d'Aulnay. (photo DR)

Rémy Prin, qui avait découvert l'art roman en Saintonge et Poitou et s'en était épris, avait ensuite découvert un livre de photos sur les églises d'Arménie, et, trouvant des similitudes entre ces pierres puissantes et une architecture faite pour « dialoguer avec le corps » s'était alors passionné pour ce pays. « Il y a bien des parentés entre les églises romanes et arméniennes, dans la découpe de l'espace, dans les motifs de sculpture et dans le thème des images », explique-t-il.

20110827-remy-prin-livre-29Une église en Arménie. PHOTO DR

Il précise que si l'architecture arménienne est antérieure à l'art roman qui n'est apparu qu'aux XIe et XIIe siècles, les historiens de l'art s'accordent sur la vraisemblance d'influences ponctuelles, avec aussi de grandes différences. L'intensité des édifices arméniens contre un art roman moins puissant et plus doux. Une Arménie qui se situe entre l'Orient de l'Islam avec un monde d'entrelacs et d'arabesques sans images et un Occident où l'image est prépondérante.

La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces du nouvel ouvrage de Rémy Prin.

Pratique

Conférence samedi 27 août 2011 à 16 h au musée de Saint-Jean-d'Angély. Entrée libre.

Durée de la présentation : une heure, suivie d’échanges avec le public. Plus de 70 visuels et trois extraits vidéos de cinq minutes chacun.

Musée 05 46 25 09 72 / musee@angely.net

Des livres de Rémy Prin

« Les pierres et l'âme, fragments arméniens », Parole Ouverte (avril 2011) 272 pages, 130 photos couleur.

« Aulnay, d’ombre et de lumière, un art roman d’exception », Bordessoules (2009), 220 pages, 200 photos couleur.

remy.prin@parole-et-patrimoine.org

Un avant-goût de la conférence

« C'est la comparaison des deux patrimoines. Le parcours commence par l’espace de l’architecture en comparant l’église romane et l’église arménienne et les modèles différents sur lesquels elles se fondent. Puis, on « randonne » dans les motifs, entre identités et métissages, en Arménie et Anatolie de l’Est, et dans l’art roman du Sud-Ouest, avant de consacrer un moment spécifique aux khatchkars (croix-pierres).

L’itinéraire autour de l’image débute par les fresques, en Arménie et dans l’Europe romane, il se poursuit avec l’émergence des images dans la sculpture romane et le peu d’enclin de l’art arménien pour l’image : du Concile de Calcédoine à la Réforme Grégorienne, on pose à ce sujet quelques questions... avant de situer le patrimoine aujourd’hui et ce que ses motifs et ses images peuvent nous apprendre, sur ce qui fait empreinte, ce qui fait le même et l’autre ».

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 14:18

Billet du 29 juillet 2011

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Zaza, Claudine, Catherine

et les autres...

OFFICE DE TOURISME L'Office de tourisme organise des balades en calèche chaque lundi et vendredi, jusqu'au 26 août.

20110800 caleche 4670-10-08-12L’Office de tourisme de Saint-Jean-d’Angély & Saint-Hilaire-de-Villefranche reprogramme cet été des balades en calèche ! Petits et grands vont pouvoir découvrir ou redécouvrir l’histoire et le patrimoine de la ville.

Chaque lundi et vendredi après-midi, jusqu’au 26 août, il suffira de monter à bord de la calèche tirée par Zaza la jument, en compagnie de la cochère Claudine et de la guide Catherine, pour remonter le temps durant une heure.

La visite commencera par le centre historique de la ville : Zaza arpentera les petites rues pavées et piétonnes au son des clochettes et des sabots sur les pavés. Les visiteurs découvriront les différents monuments qui ont marqué la ville du Moyen Âge au XIXe siècle: aumônerie, maisons à pans de bois, Tour de l'Horloge, Abbaye Royale, Fontaine du Pilori, vestiges de l’abbatiale gothique, Tours, Marché, Hôtel de ville, Salle Aliénor-d'Aquitaine , Palais de Justice...

Sur les bords de la Boutonne, la balade aura pour but de faire connaître les chais, les maisons de négociants et l’ancien port de la ville, utilisés pour le commerce du vin et des eaux-de-vie. 

Alors, quoi de plus agréable que de flâner, de profiter du bon air, du soleil et de coins agréables en famille, en amoureux ou même en solo ?

20110729-balade-caleche 0140 2

Réservation obligatoire auprès de l'Office de tourisme, Place du Pilori.

8, rue Grosse Horloge - BP 117 - 17416 Saint-Jean-d'Angély

Tel : 05 46 32 04 72

Catherine Dumas, médiatrice du Patrimoine

Tarifs : adulte 7 € ; enfant (3 à 12 ans) : 3 €, gratuit pour les moins de 3 ans

Départs à 14 h 15, 15 h, 16 h, et 16 h 45

Prévoir casquette, appareil photo, bouteille d’eau, et ombrelle !

20110800 caleche 4679-10-08-12Au cours d'une balade le 12 août 2010

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 07:35

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

«Fabuleux décors»

L'imagination des jeunes au pouvoir

MUSÉE – Mercredi dernier, l'atelier « Fabuleux décors » a permis aux enfants de laisser aller leur imagination.

20110706 MUSEE atelier enfant 2583 louise

Louise découvre les différentes étapes du travail du sculpteur par le toucher et doit deviner la sculpture réalisée. PHOTOS BERNARD MAINGOT

Dotée d’un patrimoine roman unique en France, la Saintonge regorge de monstres, de visages humains, de sirènes et de griffons, d'aigles et de lions, d'entrelacs et de pointes de diamants, de divers décors géométriques ou à feuillages…

Mercredi dernier, avant de débuter l’atelier création réservé aux 6-12 ans, les enfants l'ont d'abord découvert, lors d’une visite de l’exposition « Romans d’investigations : témoins sculptés », présentée actuellement au Musée.

20110706 MUSEE atelier enfant 2581Ils ont ensuite réalisé un croquis en s’inspirant des pièces qu’ils ont vues ou laissé libre cours à leur imagination.

20110706 MUSEE atelier enfant 2591Puis, pendant l’atelier, ils ont reproduit leur dessin en le gravant sur une plaque d’argile auto-durcissant, et l'ont sculpté grâce aux techniques de modelage et à l’aide d’outils spécifiques (mirettes, ébauchoirs…) dont ils ont appris le maniement. Chacun est ensuite reparti avec sa création. Chez eux, lorsque la terre sera bien sèche, ils pourront la peindre.

20110706 MUSEE atelier enfant 2592 corine hugoCorine Baigl, qui est céramiste et a un atelier à La Chapelle-des-Pots, a prodigué ses conseils aux artistes en herbe : « Je leur ai expliqué ce qu'était le musée, l'art roman, les pierres présentées ici. Nous avons parlé de l'architecture, des colonnes, des chapiteaux, des voussures... Ils ont bien retenu ». De fait, les enfants dénomment fièrement les différents éléments par le détail et expliquent que « avec des claveaux, on fait la voussure ; en haut c'est la clé de voûte et ça tient tout seul parce que c'est en biais ».

20110706 MUSEE atelier enfant 2594 corine hugo« Ensuite, continue Corine, ils ont touché la frise tactile et deviné, par le toucher sous le drap, les différentes phases de la taille et le travail progressif du sculpteur, depuis le bloc de pierre jusqu'à la sculpture finale, en l'occurrence un lion ici ». Corine a présenté les outils utilisés : les ciseaux (ciseau cranté ou grain d'orge, ciseau plat ou pointerolle), le taillant (ou hache à pierre) et la massette. Les enfants ont ainsi découvert le travail de la sculpture avec les pierres de la région. Ils ont ensuite choisi parmi les représentations un sujet, l'ont dessiné et reproduit sur une plaque d'argile qu'ils ont sculptée ».

20110706 MUSEE atelier enfant 259520110706 MUSEE atelier enfant 2598Louise, sept ans, a choisi un claveau avec des feuilles et des plantes. Hugo, douze ans, a choisi un griffon : « Il a une tête d'aigle, un corps de lion et des ailes. C'est un animal imaginaire mais le sculpteur raconte une histoire. Là, le griffon ramène son repas, car il a un rongeur dans ses serres ».

L'art roman, c'est toute une histoire sculptée dans la mémoire...

20110706 MUSEE atelier enfant 2600Contacts :

Musée municipal 9 rue Régnaud 05 46 25 09 72

Ateleir Takebera - Corine Baigl - 48, rue de la République. 17100 La Chapelle des Pots.

Tél : 05 46 91 10 27 - takebera@sfr.fr

20110706 MUSEE atelier enfant 260220110706 MUSEE atelier enfant 2596

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:21

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

L'expo se prépare

MUSÉE –Une journée de rencontre est organisée mercredi 29 juin, dans la cadre de la prochaine exposition temporaire réalisée en partenariat avec le Pays des Vals de Saintonge, "Chacun sa part : patrimoine industriel et commercial des Vals de Saintonge", qui se tiendra de l'automne 2011 à l'été 2012.

Rendez-vous mercredi 29 juin de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h au musée municipal de Saint-Jean-d'Angély.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:48

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Six élèves-restaurateurs

en chantier-école

MUSÉE –Jeudi 16 juin, l'Institut national du patrimoine a animé une conférence gratuite autour de la restauration des sculptures. Durant 15 jours, les élèves du chantier-école ont inventorié les 500 pièces de la collection lapidaire et en ont restauré certaines.

20110610 lapid inp inventaire 2Les élèves ont passé en revue 500 pièces pour faire leur inventaire, constater leur état et déterminer les priorités dans les restaurations qui seraient effectuées en 15 jours. Le poids important des pièces a conditionné la réflexion pour éviter des aberrations de manutention. PHOTO YOLANDE DUCOURNEAU.

Le musée de Saint-Jean-d'Angély a organisé, dans la première quinzaine de juin, un chantier-école de six élèves-restaurateurs en sculptures de l'Institut national du Patrimoine (INP), pour le traitement de sa collection lapidaire qui compte environ 500 pièces.

Dans le cadre de l'exposition temporaire "Roman d'investigations : témoins sculptés" présentée au musée jusqu'au 4 septembre, Florence Bertin, directrice-adjointe des études de restaurateurs à l'INP, Marie Payre et Julie André, enseignantes à l'Institut national du patrimoine, ont animé une conférence jeudi dernier (16 juin) à 18 heures au musée, autour de la restauration de la sculpture de pierre, de la formation et du métier de restaurateur, et des enjeux des chantiers-écoles. L'entrée qui était gratuite aurait dû permettre à un plus grand nombre d'auditeurs d'être présents : ils ont manqué une conférence intéressante et conviviale.

La collection lapidaire du musée a été effectuée sur le territoire en 1923 par la société d'archéologie de Saint-Jean-d'Angély. Il restait à l'authentifier et à la mettre en valeur, chose difficile qui a vu les pièces d'art roman stockées à la caserne Voyer. Là, elles ont subi les affronts du gel et de la pluie, cette dernière favorisant le développement des lichens, mousses, algues et tous micro-organismes mangeurs de calcaire.

20110616 MUSEE INP 1914 2Emmanuelle Grunvald (à gauche), Yolande Ducourneau, Julie André, Marie Payre et Florence Bertin. PHOTO BERNARD MAINGOT

Conservation et mise en valeur

Florence Bertin a présenté les deux semaines de chantier dans les bâtiments de l'ancien abattoir, Chaussée de l'Eperon : « C'est un chantier de grande ampleur. les élèves ont d'abord fait une évaluation globale du récolement et un bilan sanitaire des pièces. Ensuite ils ont traité certaines œuvres sélectionnées pour représenter la collection, dont des sculptures de belles facture, tels cinq claveaux du 16e siècle qui ont été restaurés ». La restauration de quelques pièces a été conditionnée par leur étude et le choix du traitement à y apporter, l'objectif étant de « tuer » les micro-organismes. Des pièces ont été passées au produit, d'autres au brossage et d'autres encore au micro sablage (un abrasif de quatre microns sortant d'un stylo très fin. « Il faut avoir du doigté et de la précision. ». D'autres difficultés ont consisté a éliminer les mortiers ayant servi à assembler des pièces entre elles ou à trouver des idées pour des morceaux d'éléments manquants. En quinze jours, dix sculptures ont été restaurées et 40 ont été traitées au biocide contre les micro-organismes.

20110610 lapid inp restaur 2Des protections sont nécessaires lors du sablage. PHOTO YOLANDE DUCOURNEAU

L'Institut national du patrimoine

L'Institut national du Patrimoine compte 300 intervenants pour 90 élèves (dont seulement 7 à 8 garçons) sur sept spécialités : arts du feu, arts graphiques, arts textiles, mobiliers, peinture, photographie et sculpture. Un concours où 150 candidats se présentent dont 35 seront admissibles emmène les élèves admis (15 à 20 par promotion) sur cinq ans d'étude, avec des cours théoriques et pratiques, beaucoup de physique et de chimie, des stages et des chantiers-école en France et à l'étranger. Le cursus se termine sur un mémoire « Un an une oeuvre ». Florence Bertin et Marie Payre ont cité en exemple la restauration d'un lustre datant de 1920 de 4,20 m de diamètre pour lequel il a fallu mettre un échafaudage de 8 m de hauteur, celle d'une vielle à roue, d'une maison de poupée, de tableau sur toile, d'une clé de voûte, d'une hélice de dirigeable de 11 lamelles et 5,20 mètres, la restauration de photographies ou de peintures murales... A l'issue des études, la majorité des élèves s'établit en travailleurs indépendants. « C'est un métier qui ne permet pas toujours de gagner sa vie, c'est peut-être pourquoi il se féminise... », a conclu Marie Payre.

Bernard Maingot

20110616 MUSEE INP 1921 2Les élèves en restauration de patrimoine et leurs professeurs en compagnie de Emmanuelle Grunvald, conservatrice du musée. PHOTO BERNARD MAINGOT

Prochainement autour de l'exposition : le 3 juillet visite guidée de l'exposition, de 16 h à 17 h ; le 6 juillet de 10 h 30 à 12 h, ateliers enfants « Fabuleux décors » ; le 17 juillet, visite guidée en famille « Enquête au musée », de 15 h à 16 h ; le 22 juillet, visite contée famille « Croque monstres », de 10 h 30 à 11 h 30...

20110616 MUSEE programme témoins sculptésMusée 05 46 25 09 72 musee@angely.net   www.alienor.org/musees

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 07:00

VALS DE SAINTONGE

Les belles pierres des églises romanes

en Vals de Saintonge

20110615 ART roman LANDES peintureL'église de Landes renferme un trésor pictural du 13esiècle. Six peintures remarquablement conservées, classées monument historique le 2 juillet 1903, commémorent la campagne de Saint-Louis en Saintonge.

Dans le cadre des visites découvertes, l’Office du tourisme de Saint-Jean-d’Angély et Saint-Hilaire-de-Villefranche organise un circuit découverte de 3 h 30 en bus autour d’une sélection d’églises romanes remarquables du Pays des Vals de Saintonge.

Mercredi 15 juin, « Les belles pierres des églises romanes », accompagnées des explications de la guide Elsa, seront visibles à Grandjean, Annepont, Le Mung, Les Nouillerset à Landes.

Départ  de Saint-Jean-d’Angély en bus 40 places à 13 h 45. Retour vers 17 h 30

Tarif : 6 € (gratuit pour les – de 12 ans). 

Inscriptions auprès de l'Office du tourisme de Saint-Jean-d'Angély.

Un document d’information sur les églises visitées est donné à chaque participant

Voir le détail du circuit découverte sur le blog d'Esla 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 23:46

Billet du 2 juin 2011

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Les élèves font escale en Afrique

MUSÉE - L'exposition « Escale en Afrique », réalisée par les élèves des Vals de Saintonge est à voir du 4 au 12 juin.

Masque St SavinienCe masque a été réalisé à l'école de Saint-Savinien. Photo DR

A partir de l'exposition du musée Poteries nègres, des artistes plasticiens sont intervenus tout au long de l'année scolaire dans les écoles du Pays des Vals de Saintonge pour le projet Patrimoine et création en milieu rural.

Du 4 au 12 juin, les créations des enfants seront montrées à leur tour au musée de Saint-Jean-d'Angély, lors d'une exposition intitulée : « Escale en Afrique ».

Passer de la culture pour tous à la culture pour chacun, c'est le nouveau credo du ministère de la Culture. En partenariat avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Poitou-Charentes et l'Éducation nationale, la Ville de Saint-Jean-d'Angély a, dès cette année, mis en place un programme éducatif original, conçu et imaginé par l'équipe du musée, pour les écoles élémentaires en Vals de Saintonge.

Expérience reconduite

Après une visite guidée de l'exposition Poteries nègres, afin de découvrir une autre culture et pratiquer des activités artistiques, plusieurs artistes (photographe, céramiste, peintre, sculpteur) ont ensuite accompagné les écoliers et les enseignants pour réaliser des œuvres plastiques.

Le résultat de ce travail, réalisé dans 13 classes de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, sera rassemblé et présenté au musée. Il permettra aux écoliers d'échanger sur leurs créations respectives.

Cette première édition, intitulée « Escale en Afrique », devrait être suivie d'autres puisque, au vu du succès remporté cette année, le programme patrimoine et création en milieu rural est reconduit l'année prochaine, à la grande satisfaction de tous.

Pratique : Exposition temporaire, au musée de Saint-Jean-d'Angély, du mercredi au vendredi de 14 heures à 18 heures, le samedi et dimanche de 15 heures à 18 h 30. Entrée gratuite.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 07:00

SAINT-JEAN-D’ANGÉLY

Moulin, tu dors…

MOULINS Le moulin à poudre du faubourg Taillebourg était le dernier en aval sur la Boutonne. Il a ensuite fabriqué de la farine avant de s’arrêter en 1963

 » B. M.  

20110428 MOULIN poudre 6228 veronique adragnaLe Moulin vu du pont Saint-Jacques. PHOTO 6228

Un important trafic existait autrefois à partir du fleuve Charente, en direction de la Nouvelle France.  L’activité existait notamment au départ de Saint-Jean-d’Angély, grâce à la Boutonne rendue navigable jusqu’à Rochefort. On expédiait notamment la poudre fabriquée au moulin du faubourg Taillebourg, qui allait servir à libérer le Québec. En sens inverse, on importait du bois et des goudrons.

Les traces patrimoniales et le rapport entre la Nouvelle France et la Charente sont entretenus dans des lieux de mémoire, tel l’emblématique arsenal de Rochefort ou bien, depuis 2003, par l’association la « Route des tonneaux et des canons », par l’Institut du fleuve Charente, ou bien encore par le jumelage avec la rivière Richelieu au Québec en 2007…  

20110428 moulin poudre 9940 dec4photoBMLe soleil du matin met la prise de vue dans l’ombre. A refaire un après-midi. PHOTO 9941

A Saint-Jean-d’Angély, la poudrerie royale du faubourg Taillebourg a explosé le 25 mai 1818, faisant plusieurs morts et de nombreux blessés dans les deux dépôts, causant des dommages dans le faubourg et probablement au moulin à poudre situé en face. Le maire de l’époque, De Serigny De Luret, publiera d’ailleurs des remerciements aux habitants, venus secourir les militaires atteints par ce malheur.

Le moulin à poudre, situé sur une dérivation de la Boutonne (dite la "rivière du moulin à poudre") au 129-131, faubourg Taillebourg, va alors cesser son activité, laquelle sera transférée à Angoulême. On y fabriquait de la poudre, par écrasement de charbon de bois, de salpêtre et de soufre. C’était un des deux plus gros moulins de la Boutonne (car il comportait trois roues), sur les 220 environ qui ont été recensés.

Cette « usine » (le propriétaire s’appelle un usinier) reçoit les eaux du moulin de Bellet (2 750 m en amont), les eaux perdues du barrage de la Traverse et du canal Saint-Eutrope. En aval du moulin de Bellet, les eaux se partagent rive droite vers le moulin de Puychérand et rive gauche vers le moulin à poudre. Les eaux sont ensuite rejetées dans la Boutonne qui devient domaniale après le pont Saint-Jacques.  

20110428 moulin poudre 9908La roue extérieure était la plus importante de tous les moulins de la Boutonne. PHOTO 9908

Après l’explosion, le moulin sert à moudre du grain et change plusieurs fois de mains : Texier et Guesdon en 1855 ; Wels qui possédait le château de la Garousserie, l’ensemble du moulin et ses dépendances et produisait aussi de l’électricité pour le château avec une turbine située 50 mètre en amont du moulin, rive droite du bief, par une prise d’eau située ans le même bief et profitant du même droit d’eau ; Angevin en 1954 ; Marot, dont le fils fut happé en 1963 par la manche de sa veste par une poulie et décéda subitement dans le moulin à farine (ce qui causera l’arrêt du moulin) ; la société de récupération des frères Sampietro en 1966. Tout le matériel de minoterie a alors été quasiment démonté pour la ferraille. Seule subsiste la grande roue extérieure, la plus importante de tous les moulins de la Boutonne, bloquée depuis l’arrêt voici un demi-siècle, qui est visible depuis le pont Saint-Jacques, ainsi que quelques pignons et roues aux dents en acacia et bronze, à l’intérieur du moulin.  

20110428 moulin poudre 9912Quand un pignon comportait des dents en bronze, l’autre avait des dents en acacia. PHOTO 9912

Les vannes et déversoirs du bief sont maintenus en bon état par le propriétaire actuel, Claude Swichocka-Léonard, qui explique : « Nous ne pouvons pas ouvrir pour les journées du patrimoine meulier (15 mai 2011), car je suis là depuis quatre ans seulement et rien n'est encore rénové. Tout est à faire. Ce n'est pas simple du tout car la configuration aussi est particulière ».

De fait, à 50 m en amont du moulin, rive droite du bief, subsiste toujours une prise d’eau qui alimente une turbine dont le propriétaire est M Merle, sa propriété séparant le moulin des écluses qu’il faut aller manœuvrer pour respecter les hauteurs d’eau à maintenir. « Il faut donc traverser son jardin pour accéder aux vannes. Actuellement nous avons conclu un accord oral pour qu’il puisse les manœuvrer. Mais cela resterait un problème pour faire visiter l’ensemble des installations, écluses et déversoirs ».

Effectivement, cela poserait un problème pour les visites. Je remercie les deux propriétaires qui ont permis de visiter l’ensemble du moilin, des prises d'eau et des écluses-déversoirs, en passant d’une propriété à l’autre.

Bernard Maingot  

20110428 moulin poudre 9932 plan-bl2On voit, en partie droite du plan, l’eau arrivant du bief et allant alimenter plusieurs roues (à droite et à gauche du >). Le bras d’eau qui descendait vers la partie inférieure du plan a été bouché par M Sampietro après 1966.  

20110428 moulin poudre 9898 explosion15mai1818-bl2Le message du maire aux habitants de Saint-Jean-d’Angély, après l’explosion du 15 mai 1818


Vu sur Moulins de France
 : Les Moulins de la Boutonne, de Jean Baillarguet  

Les-moulins-de-la-Boutonne-de-Jean-Baillarguet.jpgMalheureusement, je ne possède pas ce livre, dont l’édition est épuisée.

Dans son livre, Jean Baillarguet rappelle qu’en 1813, le Ministère de la Guerre avait ordonné à tous les usiniers et riverains de la Boutonne, depuis sa source en Deux-Sèvres et jusqu’à Saint-Jean-d’Angély, l’interdiction d’irriguer leurs prairies afin que l’eau parvienne, sans être ralentie et en quantité suffisante, pour assurer la bonne marche du moulin à poudre, lequel, actuellement doit satisfaire une importante commande de l’armée espagnole.

  

Lire La Nouvelle République du 11 mai 2011 : La résistance des moulins de la Boutonne 

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