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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 00:27

Mercredi 16 mai 2012

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Une entraide nécessaire et efficace

SERVICES À L'AGRICULTURE - "Aider 17" a fêté le vingtième anniversaire de ses services mercredi chez Bernard Bolleau, éleveur de Prim'Holstein à Mazeray.

Voir l'album photos Les-20-ans-d-Aider-17

20120516-aider17-8155-2.jpg

De gauche à droite : Jérôme Charrier, Céline Renouleau, Bernard Bolleau, Nathalie Moizeau et Anne Bougouin.

"Aider 17" est une structure associative non commerciale lancée par des agriculteurs en 1992, pour trouver des solutions de remplacement de main-d'oeuvre en cas d'indisponibilité de l'exploitant agricole et ainsi préserver son outil de travail. Une entr'aide pour les travaux agricoles mais aussi une urgente nécessité lorsqu'il s'agit de bétail qui ne peut attendre au lendemain.

Vingt ans d'entraide

Mercredi 16 mai, Aider 17 a fêté ce vingtième anniversaire chez Bernard Bolleau, qui associe culture et élevage de vaches laitières Prim'Holstein dans l'exploitation La Pie noire (1). De 10 heures à 16 heures, cette fête avait réuni tous ceux qui avaient utilisé les services d'Aider 17, les dirigeants et les différents services de la MSA des Charentes (Charente et Charente-Maritime, santé, prévention, mutuelle d'assurance), des agriculteurs, vignerons, éleveurs, des salariés intervenants en exploitation, des médecins du travail, des fournisseurs et partenaires... mais également le centre de secours et d'Incendie.

Prévenir les risques

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Le capitaine Thierry Dumillard et Gérald Fouga.

En effet, Gérald Fouga, du service prévention des risques professionnels à la MSA des Charentes et le capitaine Thierry Dumillard, commandant le centre de Saint-Jean-d'Angély depuis le 1er mars, ont fait conjointement une intervention sur la prévention des risques incendie dans une exploitation : comment les prévenir et les séparer pour les limiter, comment déterminer les priorités et les choix des choses à préserver entre matériels agricoles, récoltes, bétail, constructions... « L'agriculteur est le premier acteur de la prévention et de la gestion de son entreprise » ont résumé les intervenants. « Le service prévention est gratuit et permet de profiter de conseils techniques pour le stockage des fuels ou des produits phyto-sanitaires et d'avoir des évaluations de risques », précise Gérald Fouga.

Le service Remplacement

20120516-aider17-8107

Jérôme Charrier (Remplacement) et Anne Bougouin (Maintenance).

Aider 17 comprend maintenant deux services. Le premier, baptisé service de "Remplacement" Charente-Maritime, a pour président Jérôme Charrier. « Cela concerne l'indisponibilité de l'exploitant en cas de maternité ou de paternité, des congés simples, l'arrêt de travail par maladie ou accident, l'absence pour mandats professionnels, conseils d'administration... Il faut intervenir rapidement pour préserver l'outil de travail ».

Des aides européennes et du Casdar (compte d'affectation spéciale pour le développement agricoleet rural)diminuent de 40 % à 100 % le coût de l'heure de remplacement, la maternité étant prise en charge à 100 %. « Nous sommes à 15 000 heures en 2011, ce qui créé de l'emploi, soit en CDI, soit en interventions ponctuelles par des exploitants ou des salariés. Je suis moi-même utilisateur et cela m'a bien rendu service»

Le service Maintenance

Anne Bégouin est présidente du service "Maintenance". Il s'agit d'un groupement d'employeurs qui apporte de la main-d'oeuvre lorsqu'il y a surcroît de travail ou pour des travaux saisonniers, telle la castration du maïs, l'épuration du tournesol chez les céréaliers, le relevage et la taille de vigne, la mise en culture lorsque l'exploitant ne peut prendre le service remplacement, le désherbage manuel en bio, la cueillette des melons... « C'est souvent du bouche-à-oreille entre exploitants et le service, avec des personnes que l'on connaît, ce qui évite de refaire les papiers. En 2011 le service Maintenance a comptabilisé 20 000 heures de main-d'oeuvre », précise Anne Bégouin.

Le rôle de la MSA

Edgar Cloerec, directeur de la MSA des Charentes : « Il faut promouvoir ces deux services pour permettre aux exploitants de mieux vivre leur métier, d'être efficace et parer aux incidents de la vie, aux accidents et aux choix de vie comme les vacances. Tout en conservant un régime qui reste agricole, nous souhaitons que les exploitants bénéficient eux aussi d'indemnités journalières en arrêt maladie, par des cotisations qui diminueraient le coût économique de ce remplacement qui protège la vie de l'exploitant. Conjointement, il faut aussi promouvoir l'emploi du monde agricole, qui en a bien besoin. » Le service Remplacement, qui compte 1 000 salariés en Poitou-Charentes, a pour objectif d'atteindre le nombre de 1 600 salariés.

20120516-aider17-8129-blEn fin de matinée, après les remerciements aux acteurs et partenaires d'Aider 17 ainsi qu'au service de prévention et de santé, le podium a vu les allocutions d'Edgar Cloerec, directeur MSA, de Patrick Couillaud, président de la MSA, de Françoise Mesnard, élue référente du conseil régional en Vals de Saintonge et présidente de la commission éducation-formation, de Catherine Quéré, députée.

Aider 17 - Service Remplacement Charente-Maritime - Céline Renouleau, animatrice coordinatrice au 05 46 97 53 38 ou 06 14 72 58 26 renouleau.celine@charentes.msa.fr

EARL La Pie noire, Bernard Bolleau, 216, route de Marennes 17400 Mazeray

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:04

Le 26 mars 2012

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Vers la baisse des prélèvements

IRRIGATION – Réunie en assemblée générale lundi dernier, l'association syndicale autorisée "ASA Boutonne" a évoqué les restrictions sur les prélèvements servant à l'irrigation.

20120326-ASA-0201-JY-Moizant-Jean-Yves Moizant, président de l'ASA Boutonne depuis 2002, demande à être remplacé.  "Sur dix étés de présidence, les années 2003 à 2006 puis 2009 à 2011 m’ont fait la vie dure !"

« Cette onzième assemblée générale sera la dernière que je préside. Ce n’est pas une surprise pour le conseil d’administration puisque cela fait deux ans que j'ai annoncé vouloir passer la main », déclarait d'emblée Jean-Yves Moizant, président de l'association syndicale autorisée ASA Boutonne (1), devant 70 membres réunis lundi matin à l'hôtel d'entreprises, au parc d'activité Arcadys. Une assemblée très administrative avec des modifications statutaires pour se conformer aux ordonnances des nouveaux textes de loi qui régissent les ASA, qui a fixé un plafonnement à 5 000 du nombre d'hectares inscriptibles dans le périmètre, correspondant à un prélèvement d'eau de dix millions de mètres cube, afin de pérenniser le socle de l'ASA Boutonne et les activités de ses adhérents.

La proposition la plus importante a concerné la base de répartition des dépenses et un équilibre entre ceux qui seraient raccordés à une réserve de stockage et ceux qui ne le seraient pas, ces derniers étant pénalisés pour irriguer en prélevant dans le milieu en cas d'arrêtés préfectoraux. « Il faut que tous retrouvent les avantages du projet de stockage, les non-raccordés devant payer moins que ceux ne subissant pas de restrictions et qui combleront le manque à gagner. Chaque année, nous appliquerons un coefficient de productivité attribué à ceux qui seront concernés par les arrêtés», précise Jean-Yves Moizant.

20120327-ASA-0195Les présents représentaient 60 % des adhérents à l'ASA Boutonne

Dans son rapport moral, le président a évoqué la sécheresse de l’année 2011 : « Une année référence qui n'a épargné aucune culture, avec des rendements catastrophiques en blé ou blé dur, des orges de brasserie déclassées, des pois minables. Seuls les colzas ont été un peu moins mauvais. Les pluies revenant tardivement, les tournesols ou les maïs avaient déjà souffert. Pourtant c’est le maïs qui s’en sortira le mieux. Serait-il finalement la culture la mieux adaptée à notre région, du moins dans le contexte de 2011 ? Une année démontrant que l’important c’est la diversité, où le maïs a sa place ».

Jean-Yves Moizant a aussi critiqué « l’absence totale de prise en compte de l’intérêt économique dans les décisions prises », des mesures préventives de restriction « dans le seul but de protéger les milieux » en regrettant qu'elles ne concernent que les prélèvements agricoles. « Rien n'est fait pour agir sur les écoulements, rien pour préserver cette ressource d’intérêt général, aucune gestion, aucun programme. On repart chaque année avec les mêmes causes provoquant les mêmes effets, et un bouc émissaire tout trouvé pour maintenir les conflits d’usage. On remet même en cause l'honnêteté des bureaux d'études ».

Et de préciser que dans l'étude faune-flore effectuée, il était reproché au bureau d'étude « de ne pas avoir remarqué des espèces remarquables qui auraient dû être remarquées », ajoutant que « l'espèce du busard remarqué n'était pas précisée » (pour cause d'éloignement) et que des études complémentaires étaient souhaitables...

20120326-ASA-6933-JY-Moizant-"Au lieu d'un vrai programme de mesures, la seule ambition est de diminuer les prélèvements agricoles. C'est bien un constat d’échec !"

On le voit, le sujet de l'irrigation est toujours polémique. Jeudi 22 mars, les irrigants avaient manifesté à La Rochelle leur opposition aux mesures de restrictions que veut imposer l'État dès le printemps (lire ci-après).

« L'arrêté-cadre prévoit déjà des seuils au printemps plus élevés que ceux de l'été en prenant pour référence la courbe 2011 et en traçant un trait au-dessus, ce qui voudrait interdire toute irrigation. Pourquoi, quand aucune restriction n’existe avant le franchissement du débit objectif d'étiage (DOE) dans tous les autres départements de l’Adour-Garonne, veut-on mettre en Charente Maritime des premières mesures à 300% du DOE ?On attendait un vrai programme de mesures, et non une seule ambition qui consiste à diminuer les prélèvements agricoles. C’est bien un constat d’échec. L’irrigation a prélevé cinq millions de m3 en 2011 contre plus de 20 millions à la fin des années 90 et le nombre de jours de franchissement du débit de crise lui ne cesse d’augmenter ! »

 

Contact : Jean-Yves Moizant (président) au 06 43 64 15 81 ; Valentin Pommier (administration) au 05 46 32 68 71. www.asa-boutonne.org/ 

 

(1) L'association syndicale autorisée ASA Boutonne (établissement public administratif), qui regroupe 320 propriétaires de terrains irrigués et 112 exploitants agricoles, est un organisme public gestion des prélèvements de l'eau à usage agricole et la création de nouvelles ressourcessur le bassin de la Boutonne. « Ces exploitations représentent 4 700 hectares inscrits sur le périmètre de l'ASA et neuf millions de mètres cube autorisés », précise Jean-Yves Moizant.

À noter également que, depuis septembre 2010, l'ASA emploie, à plein temps, Valentin Pommier pour s'occuper de l'administration et de l comptabilité.

« L'objectif principal de notre organisme est  de pérenniser le tissu social et économique lié à l’agriculture sur le bassin de la Boutonne en trouvant des solutions face à la diminution de la ressource en eau », précise le site www.asa-boutonne.org/ 

L'ASA Boutonne en chiffres

Un bassin de 30 982 hadont 7 269 ha irrigables ; 320 propriétaires ; 112 exploitationsdont 76 inscritesdans 27 projetsde créations de ressources par substitution ; 2 876 hairrigués liés au projet de stockage, soit 40%des surfaces actuelles ; 8,7 Millions de m3  consommés pour un volume autorisé de 13,5 millions de m3 en 2008 ; projet de stockage de 6,27 millions de m3 (75% de la consommation) et, pour le quart restant : 2,60 millions de m3 prélevables en période estivale et 2,53 millions de m3 au printemps ; 660 000 € d’études réalisées (hydrologie/hydrogéologie, milieu naturel, sites Natura 2000, paysage, patrimoine bâti et archéologique, air, climat, sols, usages de l’eau, voisinage, santé, salubrité, sécurité, foncier, orientation d’urbanisme et infrastructure ; 170 000 € d’études en 2009(incidence Natura 2000, suivi d’impacts et essais de pompage) ; projet mutualisé de stockage = 33,6 millions d’euros dont 15,6 M€ financés par les agriculteurs

 

Vu sur sudouest.fr du jeudi 22 mars 2012

La Rochelle : 200 agriculteurs manifestent ce jeudi matin

Ils protestent contre les mesures de restriction d'usage de l'eau

20120322-agriculteurs-LR-Près de 200 agriculteurs manifestent depuis ce matin à La Rochelle pour protester contre les mesures de restriction d'usage de l'eau.

20120322-agriculteurs-LR-2Devant la direction des territoires et de la mer ils ont mis le feu à des pneus et se sont dirigés ensuite vers la préfecture avec une vingtaine de tracteurs en convoi). A 10 heures, doit s'y tenir un comité quantitatif de l'eau de Charente-Maritime.

La Rochelle : coup de force des agriculteurs

Armés de vingt tracteurs, ils ont bloqué tout le quartier en déversant  des pneus et de la paille. 

20120322-les-agriculteurs-ont-deverse-des-pneus-sur-la-chauAprès avoir décidé de boycotter le comité quantitatif de l'eau jeudi matin à la préfecture, environ 200 agriculteurs de Charente-Maritimemanifestent devant la préfecture à l'appel de la Fnsea 17 et de la Fédération des Jeunes Agriculteurs cependant qu'une délégation a été reçue par la Prefète.

Armés de vingt tracteurs, ils ont bloqué tout le quartieren déversant notamment sur la chaussée des pneus et des bottes de paille. Ils protestent contre le durcissement de l'arrêté-cadre pour l'irrigation de printemps, contre Natura 2000, le classement des marais de Brouage et les contraintes des mesures agroenvironnementales.

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:02

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Un nouveau président

à Terre Atlantique

COOPÉRATIVE AGRICOLE – Jean-Yves Moizant a été élu président de Terre Atlantique.

Lire aussi l'article "Un nouveau directeur" http://0z.fr/MX177

Lire aussi l'article "L'assemblée générale du 25.11.2011" sur http://0z.fr/aDqGv 

20111125-coopta-pres-jy-moizantLe 25 novembre, à l’assemblée générale de Terre Atlantique, Jean-Claude Bonnin a émis le souhait de quitter la présidence de la coopérative agricole, poste qu’il occupait depuis plus de 20 ans. Réuni mardi 6 décembre, le conseil d’administration a élu Jean-Yves Moizant comme nouveau président ainsi que les membres du bureau.

Jean-Yves Moizant, agé de 44 ans, marié et père de deux enfants est céréalier sur la commune de Poursay-Garnaud. Il est en EARL avec son frère et administrateur de la coopérative Terre Atlantique depuis dix ans.

Les membres du bureau

  • Vices-présidents : Daniel Gaudin et Eric Gay

  • Secrétaire : Roger Gervais

  • Trésorier : Bertrand Potin

  • Membre du bureau et référent communication : Guy Moreau

Les commissions

En septembre des commissions spécialisées ont débuté leurs travaux, animées par un référent membre du Conseil d’Administration :

  • Céréales : Patrick Savarit

  • Comptabilité, Finances : Daniel Gaudin

  • Communication : Guy Moreau

  • Filiales : Daniel Gaudin

  • Logistique, Investissements : Romaric Quintard

  • Semences : Eric Gay

  • Services : Alain Ollivier

  • Terrain : Vincent Métayer

La Direction Générale est assurée par Christian Cordonnier, arrivé à Terre Atlantique début septembre.

Terre Atlantique en chiffres

  • 90 salariés

  • 1 200 adhérents actifs

  • 44 silos

  • 325 000 tonnes de collecte en 2010

  • 3 000 ha de production de semences

  • 5 330 parcelles d’essais

  • Chiffre d’affaire total (au 30/06/11) 114 M€

  • Chiffre d’affaire appro (au 30/06/11) 30 M€

www.coopta.eu

Contact : sonia.clavurier@coopta.fr 

Lire les deux articles précédents 

"Un nouveau directeur" http://0z.fr/MX177

"L'assemblée générale du 25.11.2011" http://0z.fr/aDqGv

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:01

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Une année difficile

COOPÉRATIVES AGRICOLES – Les adhérents de la coopérative agricole angérienne Terre Atlantique ont tenu leur assemblée générale vendredi 25 novembre 2011 à Saint-Denis-du-Pin.

Lien vers cet article http://0z.fr/aDqGv 

Lien vers "Un nouveau directeur" http://0z.fr/MX177

Lien vers "Un nouveau président" http://0z.fr/sKQca

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La salle Alliance d'Essouvert comporte des gradins escamotables. PHOTO BERNARD MAINGOT

La salle Alliance-d'Essouvert sur la commune de Saint-Denis-du-Pin était pleine comme un œuf vendredi 25 novembre dès 9 h 30, pour l'assemblée générale de la coopérative agricole Terre Atlantique. Si 350 adhérents avaient investi les places du parterre et de l'amphithéâtre, beaucoup d'autres étaient restés debout sur le côté. Une assemblée au contenu copieux, menée par Jean-Claude Bonnin, président depuis 20 ans et qui souhaitait arrêter en restant administrateur, et par Christian Cordonnier, nouveau directeur en fonction depuis peu (voir Sud Ouest du 25 novembre).

De l'exercice 2010-2011, il faut retenir une collecte inférieure aux autres années. Ajoutons à cela une politique de commercialisation face à une volatilité des marchés (120 à 240 euros la tonne de céréale) engendrant des prises de risque sur les marchés à terme et l'aboutissement est un résultat financier déficitaire de 1 379 000 euros. «  Je souhaite que cet exercice ne reste pas dans les mémoires du point de vue financier », commente le nouveau directeur chargé de redresser la situation. « Si les rendements n'étaient pas satisfaisants en 2010, ils le seront encore moins en 2011 et cela pèse sur nos résultats et sur les exploitations agricoles et nos adhérents(47 quintaux de blé à l'hectare contre 60 habituellement, soit une collecte de moins de 300 000 tonnes, ndlr). Nous mettons donc en place une commission céréales pour définir des stratégies. Nous continuons notre politique de service auprès des adhérents, en ajoutant la réglementation et le respect des règles environnementales. Souhaitons des conditions climatiques et de l'eau pour retrouver une collecte cohérente ».

20111125-coopta-5964-cordonnier-bonnin

Christian Cordonnier, directeur depuis septembre, et Jean-Claude Bonnin, président pendant 20 ans. PHOTO BERNARD MAINGOT

Si les adhérents ont réagi sur le bilan des deux années passées, ils restent cependant solidaires de leur coopérative qui reste une entreprise performante et leur apporte des services. D'autre part la situation financière de Terra Atlantique reste bonne, avec des fonds propres de 23 millions d'euros et un fonds de roulement de trois millions d'euros.

« Je ne veux pas être un président à vie et désire laisser la place aux jeunes. Je reste administrateur pour les aider », a déclaré Jean-Claude Bonnin, président sortant qui est aussi céréalier et viticulteur à Nantillé.

Un président de coopérative est en effet toujours en CDD, nommé pour un an par le bureau du conseil d'administration. Le président qui succédera à Jean-Claude Bonnin sera nommé le 6 décembre.

20111125-coopta-ag-vote-adm2

Les adhérents votent les administrateurs. PHOTO TERRE ATLANTIQUE

Terre Atlantique

Créée en 2007 et issue d'une fusion entre Saint-Jean-d'Angély et Aigrefeuille, la coopérative agricole Terre Atlantique organise l'approvisionnement et la collecte des productions agricoles, adaptés aux besoins de ses 1 200 adhérents et de ses clients. Elle a aussi plusieurs métiers, avec la production de semences hybrides, la fertilisation et les traitements phyto-sanitaires, l'expérimentation et le développement, le conseil aux adhérents et le suivi de la réglementation. Elle emploie 90 salariés sur 44 silos de collecte. Sa capacité de stockage est de 300 000 tonnes de céréales pour une collecte de 400 000 tonnes.

20111206-coopta-sites-05-02-2010Elle réalise des investissements constants sur ses différents sites pour gagner en efficacité, s'adapter aux pics d'activités, à l'évolution des pratiques et à la réglementation.

Le service production de semences est pilotée par une équipe de 16 salariés pour 4 000 hectares de semences hybrides(tournesol, maïs, colza, blé hybride) et lignées (céréales à paille, protéagnieux, colza). Il assure des contrôles aux champs agréés, comporte un laboratoire habilité (4 000 analyses réalisées) et une unité de triage performante par des aménagements modernes (trieur optique)

20111125-coopta-essais-1495-2Le service Expérimentation et Développement comprend trois personnes pour deux métiers complémentaires où elle a 25 ans d'expérience sur 4 500 micro-parcelles et dont le parc matériel est récent et performant.

Un service conseils est destiné aux adhérents : conseils agronomiques, veille sanitaire, avertissements par mail ou sur le site, réunions d'informations techniques, visites essais en saison, suivi de réglementation phytosanitaire. Un service spécialiste de l'élevage est proche des éleveurs afin d'optimiser l'alimentation des troupeaux et un service spécialiste de la vigne donne des conseils en nutritions, protection fongicide, désherbage, palissage, adaptés au terroir Charentais et à l'Ugni blanc..

Site www.coopta.eu

sonia.clavurier@coopta.fr

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:00

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Un nouveau directeur

COOPÉRATIVES AGRICOLES – Christian Cordonnier a pris les rênes de la coopérative Terre Atlantique à Saint-Jean-d'Angély. 

Lien de cet article http://0z.fr/MX177

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Guy Moreau, administrateur, et Christian Cordonnier, nouveau directeur. PHOTO BERNARD MAINGOT

Située à Bel-Air (route de Saintes à la sortie de Saint-Jean-d'Angély),Terre Atlantique est une coopérative agricole dont les administrateurs, par la voix de son président Jean-Claude Bonnin (agriculteur en Charente-Maritime, viennent de nommer le nouveau directeur : Christian Cordonnier.

Âgé de 45 ans, marié et père de trois enfants, ce fils d'agriculteur, devenu ingénieur en agriculture à l'Institut supérieur d'agriculture (ISA) de Lille, arrive d'Arras. Il a fait tout son parcours dans le milieu des coopératives agricoles, dont les valeurs sont pour lui essentielles et auxquelles il s'est fortement attaché en Nord-Picardie, essentiellement dans le groupe Unéal à Arras. Son dernier poste était celui de directeur-général chez Cérémis, une coopérative dont le métier est de gérer la commercialisation des céréales et qui comporte huit structures et dont les silos s'étendent sur un territoire allant de Arras à l'Oise. Nommé le 6 septembre, il est en fonction à temps complet depuis mi-novembre.

« Terre Atlantique s'étend aussi sur un vaste territoire qui va de La Rochelle aux Deux-Sèvres et en Charente, aux limites de la Vienne et de la Vendée. Nous avons 44 silos et 1 200 adhérents actifs », précise Christian Cordonnier. « Ce territoire varié permet de diversifier les cultures et les semences dont il nous faut accroître la production en vue de satisfaire aussi la demande de pays étrangers », ajoute Guy Moreau, administrateur, membre du bureau et référent en communication, qui est agriculteur en Deux-Sèvres.

Si Terre Atlantique a des liens fréquents et étroits avec ses adhérents, la coopérative développe également sa communication externe sur des actions. Le compte-rendu d'activités, la collecte 2011 et ses projets pour 2012 seront d'ailleurs évoqués devant les adhérents, au cours de l'assemblée générale qu'elle tient ce jour à 9 h 30 (vendredi 25 novembre) à la salle Alliance-d'Essouvert, à Saint-Denis-du-Pin.

Terre Atlantique

La coopérative est une organisation de collecte et d'approvisionnement adaptée aux besoins des adhérents et des clients. Elle a aussi plusieurs métiers, avec notamment la production de semences. Elle emploie 90 salariés sur 44 silos de collecte. Sa capacité de stockage est de 300 000 tonnes de céréales pour une collecte de 400 000 tonnes.

Elle réalise des investissements constants sur ses différents sites dans le but de gagner en efficacité, de s'adapter aux pics d'activités, à l'évolution des pratiques et de la réglementation.

Le service production de semences est pilotée par une équipe de 16 salariés pour 4 000 hectares de semences hybrides (tournesol, maïs, colza, blé hybride) et lignées (céréales à paille, protéagnieux, colza). Il assure des contrôles au champs agréés, comporte un laboratoire habilité (4 000 analyses réalisées) et une unité de triage performante par des aménagements modernes (trieur optique)

Le service Expérimentation et Développement comprend trois personnes pour deux métiers complémentaires où elle a 25 ans d'expérience sur 4 500 micro-parcelles et dont le parc matériel est récent et performant.

Un service conseils est destiné aux adhérents : conseils agronomiques, veille sanitaire, avertissements “Avertis” par mail ou sur le site, réunions d'informations techniques, visites essais en saison, suivi de réglementation phytosanitaire. Un service spécialiste de l'élevage est proche des éleveurs afin d'optimiser l'alimentation des troupeaux et un service spécialiste de la vigne donne des conseils en nutritions, protection fongicide, désherbage, palissage, adaptés au terroir Charentais et à l'Ugni blanc..

 

Site www.coopta.eu  

Lire l'article "Un nouveau directeur"http://0z.fr/MX177

Lire l'article "L'assemblée générale du 25.11.2011" http://0z.fr/aDqGv 

Lire l'article "Jean-Yves Moizant président" http://0z.fr/sKQca

 

Un article sur le blog de l'Angérien libre :

 

http://langerienlibre.blogspot.com/2011_12_04_archive.html 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:50

Billet du 24 août 2011

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Guillaume, maraîcher bio sur Internet

AGRICULTURE BIOLOGIQUE Guillaume Clément, maraîcher installé en 2010 avec l'appui du Gab17, propose des paniers bio sur Internet et procède aux livraisons. Ses jardins seront visibles pour la Rentrée bio, qui a lieu cette année les 10 et 11 septembre au plan d'eau de Saint-Jean-d'Angély.

20110824-BIO-guillaume-clement-3487Guillaume Clément était plus habitué aux honneurs de la presse pour ses prouesses sportives que pour son activité professionnelle. Lui qui courait en région parisienne dans la catégorie Espoirs le 3 000 m steeple en se classant dans les 20 premiers au niveau national, est ensuite devenu éducateur spécialisé à la Maison Saint-Louis de Montfort à Saint-Savinien. Et comme il aimait vivre au grand air, il s'est converti au maraîchage avec pour but de vendre ses légumes bio sur Internet. Un concept situé entre le maraîcher qui vend sa production au poids sur le marché et les Amap (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) où un contrat est passé entre le producteur et le consommateur, celui-ci s'engageant sur six ou douze mois à acheter un panier de légumes chaque semaine. Guillaume Clément propose ici une plus grande liberté en ne fixant pas de durée, le client pouvant enlever ce qui lui plaît le moins ou acheter d'autres légumes en surplus, le tout devant être un multiple du poids du légume proposé chaque semaine pour satisfaire au logiciel de facturation, le prix variant en fonction du contenu (le panier, en principe pour deux personnes, est proposé chaque dimanche soir sur www.lesjardinsclement.fr).

Objectif 30 paniers/semaine

20110824-BIO-guillaume-clement-3485« Même si je n'ai pas encore le label bio, du fait que mes terrains sont actuellement en conversion bio, je me suis aligné sur les prix du bio, car, en dehors des terres qui doivent observer un temps de "lessivage" d'éventuelles substances, mes contraintes de production sur le plan financier (achat de semences bio, compost, terreau, engrais organiques bio, démarche de conversion auprès d'Écocert, etc...), ou celles sur le temps de main-d'oeuvre passé (désherbage, traitements naturels) sont celles d'une exploitation en bio. Il m'est donc nécessaire d'appliquer ces tarifs, avec un objectif de 30 paniers par semaine », explique Guillaume Clément. Quand on le questionne sur ses revenus, Guillaume précise : « La première année, j'ai tout autofinancé. Je suis dans la deuxième et j'espère atteindre une rentabilité de 800 à 1 000 euros par mois à la troisième année. J'ajoute que mon épouse est salariée ».

L'appui du Gab17

20110824-gab17-karine-trouillard-3483Karine Trouillard, chargée de mission conversion bio au Groupement des agriculteurs biologiques de Charente-Maritime (05 46 32 09 68), ajoute qu'il faut « en moyenne quatre à cinq ans sur les installations maraîchères pour parvenir à un revenu. Avant, c'est le parcours classique des aides de l'État et des emprunts ».

20110824-gab17-dominique-mallet-3481Dominique Mallet, président du Gab17, précise que « deux tiers des 45 adhérents du Gab17 exploitent entre cinq et dix hectares. Mais ils ne font pas que des légumes et y ajoutent des fruits et des céréales et répondent à la demande des marchés de gros et des restaurants en restauration collective (hôpitaux, maisons de retraites, écoles). L'agriculture biologique va de la petite structure à la grande exploitation qui possède une récolteuse à oignons. Actuellement, il y a peu de reconversion professionnelle s'il n'y a pas de foncier hérité, ce qui devient impossible dans les îles avec un prix du mètre carré exorbitant. Une personne seule peut exploiter un hectare à un hectare et demi. Actuellement, le système est en flux tendu : il n'y a pas d'invendus car il y a plus de demandes que d'offres ou de possibilités actuelles propres. ».

Le Gab17 permet le transfert des connaissances et des formations théoriques et pratiques. Ainsi, avant de s'installer, Guillaume Clément est allé en stage à l'association Saint-Fiacre à Saintes, chez Dominique Pluchon à Vandré, à Écoyeux, ou encore chez Philippe Bailly à La Rochelle.

Deux exploitations bio

Installé sur un terrain de 2 000 m2 tout entouré d'eau qu'il a achetés aux Prés du Lare à Saint-Jean-d'Angély, en bordure de la Boutonne et du canal  Puychérand, pour cultiver les légumes, là où jardinent déjà une dizaine de particuliers, et sur les 3 000 m2 qu'il possède à Asnières, là où il produit des plants qu'il vend, il attend avec impatience sa certification bio, laquelle s'obtient au bout de trois années de culture sans pesticides. À son domicile d'Asnières (5, chemin de la Place, « Chez Cornet »), il procède à la vente de plants et à une distribution des paniers les mercredi et samedi de 9 h à 11 h. À Saint-Jean-d'Angély, il livre gratuitement les commandes Internet les mardi et vendredi soir. Les livraisons qui ne sont pas sur Saint-Jean-d'Angély où « sur sa route » deviennent payantes. « Je livre sur Saintes pour deux euros. Évidemment je ne peux y aller pour deux paniers, mais j'ai là-bas des personnes âgées qui ont adhéré au concept ».

Un partenariat avec d'autres producteurs

Pour compléter ses paniers de légumes ou éviter de couper la distribution de paniers pendant l'hiver – c'est la période creuse en plein champ du fait des rotations de culture - , il se fournit chez d'autres maraîchers bio locaux. Ainsi les oignons jaunes et les potimarrons viennent d'Aujac et d'Écoyeux, la betterave rouge du SIE Aujac, tandis que les poulets et les lapins abattus la veille viennent du Domaine de la Poterie à Écoyeux (chez M Barbraud).

« Avec 3 000 m2, il faut bien étudier les rotations », ajoute Guillaume. A savoir que derrière ses poireaux , il y aura des tomates en 2012, des poireaux après les épinards, des navets derrières l'ail et l'oignon, etc. « Et je ne referai pas de pomme de terre ici car il y a trop de courtilières. Je reste sur du maraîchage diversifié pour composer 30 paniers par semaine »

Septembre arrivant, Guillaume va bientôt reprendre son entraînement d'athlétisme. « Avec le jardin, je n'ai pas couru depuis quatre mois. Je suis adhérent à l'Athletic club angérien et je vais reprendre l'entraînement au cross pour les 10 kilomètres sur route et l'entraînement au steeple ». Le fameux steeple où Guillaume excellait en 3 000 mètres, avec des obstacles tous les 80 mètres...

Fraîcheur, proximité, qualité AB

Commentant l'approvisionnement chez d'autres producteurs locaux, Guillaume commente : « La traçabilité est assurée. Mais le plus important se résume en trois points : la fraîcheur, avec une récolte le jour même ; le local, avec des produits issus d'un terroir tout proche ; la qualité AB qui garantit des produits de qualité sans pesticides ».

Nul doute que les internautes, les particuliers et les salariés d'entreprises qu'il contacte se laissent séduire par ce concept qui anime Guillaume avec tant de passion.

20110824-BIO-guillaume-clement-3492

Que voilà un engin séduisant ! Une binette qui ne fatigue pas, avec une roue de vélo pour que ça ne s'enfonce pas. Le seul problème, c'est que sur Internet à 400 euros, je trouve que c'est un peu cher ! Cher artisan, toi qui es en quête d'invention, ne pourrais-tu pas fabriquer un tel engin pour la moitié - voire encore moins - du prix ? Guillaume appelle cet engin un pousse-pousse. Il faudrait en fabriquer un qui s'appellerait le Saintongeais. "C'est rien à faire pour un bon bricoleur", disait quelqu'un qui n'y connaissait rien...

Contact

Guillaume Clément 5 Chemin de la Place, Chez Cornet , 17400 Asnières La Giraud

06 22 78 59 91 www.lesjardinsclement.frcontact@lesjardinsclement.fr

A Saint-Jean-d'Angély, Chaussée de l'Éperon, près des pépinières Hervaud.

Liste des légumes mis en culture cette année

Ail, aubergine, betterave, carottes, chou, concombre, courgette, échalotte, épinard, fève, haricot, mâche, navet oignon, petit pois, poireau, radis, tomate...

Des recettes sur le site de Guillaume

En exemple : Saumon en papillotte et légumes croquants 

« Un autre partenariat »

« Le partenariat est lançé depuis peu cette saison avec le restaurant "Carottes et Gingembre"situé à Saint-Jean-d'Angélyet à côté duquel vous êtes forcément déjà passé au gré d'une balade dans le coeur historique de la ville (au 36 rue des Bancs). Mais le mieux, c'est encore de s'y arrêter! Cuisine végétarienne à base de produits locaux et le plus souvent bio. La décoration, les odeurs de la cuisine ouverte sur la salle et l'accueil de Chantal rendent cet endroit particulièrement chaleureux. Et de temps en temps, mes légumes y sont cuisinés : -) Pour visiter le site Internet complet, c'est ICI »

20110824-BIO-guillaume-clement-3475Complètement en haut à gauche de la photo, vous avez les poireaux en cours, puis des haricots verts (des Cupidon, sans fil svp), puis des radis noirs, des radis roses (plus petits) et enfin des poivrons devnt vous. Avec un grand angle, on aurait vu à droite des navets. Et puis ensuite les traces d'un sanglier que je mets à 40 kg/50 maxi, qui s'est permis de courir dans les rangs. Il a dû faire peur aux ragondins qui ont fui dans la Puychérand cette nuit-là en attendant de revenir pour manger quelques légumes bio.

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 10:10

Billet du 9 août 2011 - Remerciements à Alexandre Vilain. Photos A. V.

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY – VALS DE SAINTONGE

Castration du maïs :

les coupeurs de tête sont dans les champs !

AGRICULTURE La coopérative Terre Atlantique veut développer les multiplicateurs de semences et développer les ateliers de transformation de ces produits pour créer des emplois.

20110800-castration-maïs-8188Afin de développer sa station de semences et d’offrir des alternatives à ses adhérents, la coopérative Terre Atlantique recherche des multiplicateurs de semences, notamment de maïs. Une opération qui a déjà été menée sur le secteur de Chambon (canton d'Aigrefeuille). Sept exploitations du secteur de Saint-Jean-d'Angély, dont certaines multiplient déjà des semences de blés, ont répondu à la demande.

20110800-castration-maïs-8187Ces agriculteurs se sont ainsi déplacés plusieurs fois chez des producteurs de semences du sud de la France. Ils se sont organisés en CUMA (coopérative d'utilisation de matériel agricole) pour acquérir le matériel nécessaire. S’improvisant soudeurs, mécaniciens, peintres, ils se sont affairés pendant plus de 600 heures durant tout le printemps dans les ateliers de leurs exploitations, transformant d’anciennes machines à vendanger en rutilantes « castreuses ».

Une nouvelle activité prend ainsi vie. Les obtenteurs fournissent des contrats de productions, les agriculteurs la terre, le savoir-faire et le matériel, AIDER-17 la main d’œuvre, Terre Atlantique le soutien technique et la transformation, le tout restant local.

Si les sept exploitations réunies représentent 15 emplois plein temps, entre les associés et les salariés dont la moitié à moins de 35 ans, cela ne suffit pas pour autant à relever le défi mis en place.

Courant juillet, 115 « coupeurs de têtes » ont été employés à castrer les rangs femelles. Une majorité de jeunes issus de la région, heureux de trouver un job d’été pendant quelques jours à proximité de leur domicile, qui se sont présentés pour effectuer ce travail.

20110800-castration-maïs-8186La production de maïs semence en détail

D’abord il faut semer quatre ou six sillons « femelles » pour produire les grains destinés à la semence. Ensuite, souvent en trois passages, il faut semer les sillons « mâles » ceux qui viendront féconder les femelles. Puis, en juillet, il faut « castrer les femelles » d’abord avec les machines et ensuite plante par plante, contrôler, vérifier et enlever les inflorescences laissées par les machines. Ce travail est effectué manuellement. C’est à ces opérations précises et exigeantes en rigueur que les 115 saisonniers ont été affectés.

Le recrutement effectué au printemps s’est bien passé, montrant qu'un grand nombre de personnes cherchent du travail localement. Les candidats ont été présents, appliqués, rigoureux et impliqués.

Cette nouvelle activité prouve encore une fois encore que l’agriculture saintongeaise peut développer de nombreux emplois dés qu’il y a des idées et des activités novatrices.

Si les obtenteurs semenciers ont souhaité un développement sur ce secteur c’est qu’ils savent que le sol, le climat, l’ensoleillement, la technicité des producteurs et des organismes stockeurs sont propices à la production de semences de qualité. D’autres productions génératrices d’emplois peuvent ainsi être développées. Preuve en est faite.

Comme toutes les cultures, fourragères, céréalières, potagères, horticoles et autres qui pourraient générer des centaines d’emplois permanents ou saisonniers, la maîtrise de l’eau est vitale.

20110800-castration-maïs-0556Pour des réserves de substitution

Tout ceci ne fait que conforter ceux qui se sont engagés dans des projets de réserves d’eau captée l’hiver. « Cette eau collectée pourrait être utilisée au printemps et en été pour des productions agricoles diverses et variées. Ainsi, le développement d’ateliers de transformation de ces productions créerait de nombreux emplois indispensables sur l’Est du département », assure Alexandre Villain, du Cuma Olph'active à Ternant, qui ajoute : « Les agriculteurs étant prêts à s’engager dans cette démarche, les études de retenues d’eau étant réalisées, la suite n’est qu’une volonté politique locale ».

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 07:49

Billet du 5 août 2011 – Remerciements à Joël Dulphy, Chambre d'agriculture - La Rochelle

BIGNAY (CANTON DE SAINT-JEAN-D'ANGÉLY)

Les Limousines en vedette

BIGNAY C’est dimanche 7 août que se tiendront Les Estivales de Bignay, où les éleveurs de bovins limousins organisent un concours départemental.

20110807-BIGNAY-éleveurs-2010Les éleveurs de bovins après la remise des prix en 2010. PHOTO JOEL DULPHY

Avec ses 400 âmes, la commune de Bignay sera dimanche 7 août sous les feux de l’actualité agricole et rurale. Aux côtés de l’association Les Estivales de Bignay, la Chambre d’agriculture œuvre pour la réussite de ce concours départemental organisé par les éleveurs de bovins limousins.Des bovins de toutes races, du matériel ancien, des chevaux, des moutons et des volailles ainsi qu’un important marché fermier et artisanal feront la curiosité du public. Un spectacle équin et la venue de Miss Poitou-Charentes seront la cerise sur le gâteau. Pearl Crosland, Miss Poitou Charentes 2010 remettra en effet les récompenses aux éleveurs lauréats du concours vers midi et participera au vin d'honneur, où chacun pourra la rencontrer.

Une soixantaine de bovins

taureau-789C’est au lieu-dit Le Vivier, sur un magnifique site mis en valeur par la commune que seront montées les installations recevant cette animation qui durera toute la journée. Pour Joël Touzet, le premier magistrat de Bignay, « le Vivier est un haut lieu touristique, suite à un village autrefois habité par des gaulois que nous avons mis en valeur ».

Une soixantaine de bovins limousins participeront à ce concours départemental et seront jugés sur leurs critères de morphologie et sur leur aptitude à se reproduire afin d'obtenir de la viande de haute qualité. Une vingtaine d'autres bovins, ainsi que des moutons et des volailles seront présentés. La Confrérie rochelaise de la Tête de Veau sera également de la fête.

De nombreuses animations

ERIC-POLLET-NIORT-MISS-POITOU-23 diapositive normalTout au long de la journée une trentaine de producteurs fermiers et artisans mettront en valeur leur savoir-faire autour de produits locaux tels que fruits, légumes, melon, pain bio, charcuterie, escargots, poulets, fromages, pineau, cognac, vin, miel, huîtres, kiwis mais aussi avec des pressoirs, lampes, girouettes, tableaux, lampes...

Pour Francis Brunet, président des Estivales « avec nos bénévoles et partenaires, nous avons tout mis en œuvre pour passer une agréable journée avec un spectacle équin réalisé par des chevaux camarguais et la participation de Miss Poitou-Charentes ».

 

Pearl Crosland. Photo Eric Pollet

14 juillet 2009 0271Parmi le vieux matériel agricole exposé, on y verra batteuse, presse, lieuse, char à banc, tracteur, forge... Buvette et restauration permettront à chacun de passer une journée bien agréable. En tant qu’organisateur, Sébastien Brunet donne le ton « Cette troisième édition est encore plus prometteuse grâce aux différentes animations et à l’engouement des bénévoles à vous recevoir ».

Joël Dulphy

http://estivalesdebignay.e-monsite.com

www.limousine.org

www.bazadaise.fr

www.charolaise.fr

www.salers.org

www.upra-blonde-d-aquitaine.fr

www.parthenaise.fr

Les Camargues du Pays Royannais : Chantal Rateau 05 46 05 06 48

http://medis17.pagesperso-orange.fr/camargues.html

Programme de la journée

9 h 30 à 12 h : concours de bovins limousins avec jugement par un juge professionnel de Haute-Vienne. Apéritif offert par la commune de Bignay.

De 11 h 30 à 14 h : présence de Pearl Crosland, Miss Poitou-Charentes.

12 h 30 : repas avec entrecôte. Menu : jambon de pays - melon au pineau - entrecôte-mojettes - fromage - tartelette - café-vin). Adulte 18 euros, enfant 8 euros. Prévoir ses couverts (assiettes, fourchettes, couteaux, verres). Réservation obligatoire au 05 46 59 13 45.

Toute la journée : buvette ; marché fermier et artisanal ; exposition de bovins toutes races (prim'holstein, normande, charolaise, salers, blonde d'Aquitaine, parthenaise, bazadaise, montbéliarde, jersiaise, brune des alpes) ; spectacle équin par Les Camargues du Pays Royannais ; démonstration de chiens de troupeau ; balades à cheval ; tonte de mouton ; jeu-concours de pesée d'un animal.

Remise des prix et des plaques.

14 juillet 2009 0791

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 14:27
Billet du 21 mai 2011

Un album photos est en ligne ICI

SAINT-JEAN-D’ANGÉLY

Les exploitants opposés aux restrictions

bloquent les péages de l’A10

REVENDICATIONS Les exploitants de Charente-Maritime ont bloqué plusieurs sorties de l’autoroute A10. Ils protestent contre l’arrêté préfectoral du 18 mai interdisant l’arrosage des cultures irriguées dans tout le département. Reportage à la sortie 34 de Saint-Jean-d’Angély

» B. M.

20110521 manif irrigants 1160Sortie 34 de l'A10 : tous les véhicules peuvent entrer, mais seuls les 17 sortent, les autres repartant sur Niort au Nord ou Bordeaux au Sud. PHOTO BERNARD MAINGOT

A Saint-Jean-d’Angély, la sortie 34 de l’autoroute A10 a été bloquée samedi 21 mai toute la matinée. Dès six heures, les éleveurs et céréaliers irrigants de Charente-Maritime ont investi le péage pour le bloquer avec des tracteurs, en signe de protestation contre l’arrêté préfectoral du mercredi, interdisant l’arrosage des cultures irriguées dans tout le département.

20110521 manif irrigants 1170De 6 h à midi, les irrigants se sont succédé au péage de la sortie 34 de l'A10. PHOTO BERNARD MAINGOT

Ils étaient ainsi une cinquantaine (et une centaine en se relayant) de part et d’autre du péage et devant les tracteurs et enrouleur d’arrosage disposés avant la sortie. La manifestation a été organisée par les syndicats Coordination rurale, l’ACIME (Association concertation irrigation et maîtrise de l'eau, qui regroupe l’ASA Boutonne et des associations loi 1901), la FNSEA 17, les Jeunes agriculteurs 17 et soutenue par la Chambre d’agriculture. Une action ayant pour but de faire comprendre aux autorités préfectorales leur désaccord.

Comme aux sorties 35 (Saintes), 36 (Pons), 37 (Mirambeau), les automobilistes  pouvaient entrer, mais seul les véhicules immatriculés en Charente-Maritime pouvaient sortir. Les autres véhicules devaient  faire demi-tour devant le péage et repartir sur l’autoroute, les seules sorties possibles étant alors Niort au Nord (à Granzay-Gript) ou Bordeaux au Sud (à Saint-André-de-Cubzac).

20110521 manif irrigants 1197Vers onze heures, il faisait très chaud et la queue remontait jusque sur la rocade au-delà du Sweet Hôtel. PHOTO BERNARD MAINGOT

A Usseau, près de Dompierre sur-Mer, à 10 km de La Rochelle, les exploitants avaient également bloqué le rond-point qui permet d’aller vers Marans-Nantes et vers La Rochelle ou Rochefort, les véhicules étant déviés vers Sainte-Soulle. Tout comme au rond-point de Diconche à Saintes pour bloquer la route de Royan ou encore avec ce défilé de tracteurs à Royan (où les manifestants allaient essayer de rencontrer Dominique Bussereau, président du Conseil général dans l’après-midi).

Certains automobilistes ont été mécontents, tel ce conducteur, parti de Niort et voulant sortir à Saint-Jean-d’Angély pour aller à Landes, situé à quelques kilomètres seulement, et obligé de repartir pour Niort…Mais dans l’ensemble, les conducteurs ont subi les contretemps sans trop manifester de mauvaise humeur.

François Avrard, président de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA17) en Charente-Maritime, venu sur place, « n’accepte pas la décision préfectorale d’interdire toute irrigation. Nous avons une sécheresse exceptionnelle, nous n’arrosons pas à outrance, mais cette mesure aussi radicale ne se justifie pas par les mesures des débits actuels. L’économie va s’en trouver fragilisée alors que des problèmes de trésorerie existent déjà chez les exploitants ». 20110521 manif irrigants 1121 jy moizant

Jean-Yves Moizant (au centre), président de l’association d’irrigants ASA Boutonne, déplore que l’arrêté préfectoral interdise d’arroser la production destinée à nourrir les bêtes. PHOTO BERNARD MAINGOT

Ce que confirme Jean-Yves Moizant, président de l’ASA Boutonne : « Pour la Boutonne, aucun seuil n’a été franchi au moulin de Châtre. C’est de l’abus de pouvoir : les cultures ont trois semaines d’avance et on risque de tout perdre et de laisser "crever" cultures et animaux. C’est maintenant que nous besoin d'eau pour le maïs fourrage et le maïs grain, pas dans un mois ! ». Il a précisé qu’après l’arrêté, le débit était à 1 300 litres/seconde : « On est à 1 180 litres/seconde, alors que l’arrêt total est basé sur 800 litres/seconde. Cet arrêté n’est pas justifié ».

Les automobilistes ont reçu un tract d’information "un département qui sacrifie son agriculture ne peut accueillir ses touristes", et les touristes se sont entendus dire « Quand il n’y a pas d’eau pour les Charentais, il n’y en aura pas pour les touristes ». Rappelons que la Charente-Maritime est classée deuxième en nombre de touristes accueillis.

Les exploitants ont levé le dispositif à midi, mais vous pouvez voir l’album photos Manifestation des irrigants 

Bernard Maingot

20110521 manif irrigants 1190PHOTO BERNARD MAINGOT. Les autres photos sont ICI

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 07:00

20110519-info installationSemaine régionale de l’installation agricole

23 au 27 mai 2011

"INFO INSTALLATION" - Les « Point Info Installation » des quatre départements de Poitou-Charentes invitent toutes les personnes intéressées à une semaine de l’installation.

Cette semaine est organisée avec le financement du Conseil régional et de l’État, en partenariat avec les chambres d’Agriculture, le GIE élevage, le Brilac, les Jeunes Agriculteurs, et le Civam.

Le Point Info Installation est un lieu d’accueil des créateurs d’entreprises agricoles. C’est un service gratuit chargé de faciliter les démarches des candidats à l’installation en Poitou-Charentes, quatre « Point Info Installation » sont présents (un dans chaque département), tous reconnus et labellisés par l’État.

Dans le cadre de ses missions, les « Point Info » organisent des journées d’information. Cette année, en plus des journées départementales, ils coordonnent un grand événement régional ouvert à tous.  Cette semaine à pour thématique l’installation en élevage.

 

Filière équine

lundi 23 mai de 9 h 30 à 16 h 30

La Charente-Maritime vous accueille à la Chambre d’agriculture de Saintes dès 9 h 30, puis sur l’exploitation équine de Marion Bertin sur la commune de Plassay.

Découverte des chiffres-clés de la filière équine, des outils facilitant l’installation (Répertoire départemental à l’installation) ; échanges d’expériences personnelles autour d’une visite d’exploitation.

Contact Andrée Lamy au 05 46 93 71 05

 point.info17@orange.fr

 

Filière bovine - lait

Mardi 24 mai de 13 h 30 à 16 h 30

La Charente vous accueille sur l’exploitation de Stéphane Lohus, Saint-Maurice-des-Lions, lieu-dit Le Chambon. Présentation de la filière bovin-lait ; échanges sur les résultats technico-économiques

Contact Stéphane Bireau au 05 45 24 49 67

stephane.bireau@chambagri.charente.fr

 

Filière ovine

Jeudi 26 mai de 10 h à 17 h

La Vienne explore l’installation en production ovine le matin au centre d’animation régional de Montmorillon et l’après-midi sur l’exploitation de Dany Hulin à Montmorillon. Découverte de la filière, échanges sur le parcours à l’installation, les techniques de production

Contact Marie Morin au 05 49 44 74 93

 api.vienne@yahoo.fr

 

Filière caprine

Vendredi 27 mai de 13 h 30 à 17 h

Les Deux-Sèvres présentent l’installation en production caprine du GAEC Renault-Decoux de Lageon. Participation à trois ateliers d’échanges sur le parcours à l’installation, des débouchés de la filière caprine et des techniques de production.

Contac Floriane Jariault au 05 49 77 10 39

floriane.pointinfo79@gmail.com

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