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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 10:10

Billet du 9 août 2011 - Remerciements à Alexandre Vilain. Photos A. V.

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY – VALS DE SAINTONGE

Castration du maïs :

les coupeurs de tête sont dans les champs !

AGRICULTURE La coopérative Terre Atlantique veut développer les multiplicateurs de semences et développer les ateliers de transformation de ces produits pour créer des emplois.

20110800-castration-maïs-8188Afin de développer sa station de semences et d’offrir des alternatives à ses adhérents, la coopérative Terre Atlantique recherche des multiplicateurs de semences, notamment de maïs. Une opération qui a déjà été menée sur le secteur de Chambon (canton d'Aigrefeuille). Sept exploitations du secteur de Saint-Jean-d'Angély, dont certaines multiplient déjà des semences de blés, ont répondu à la demande.

20110800-castration-maïs-8187Ces agriculteurs se sont ainsi déplacés plusieurs fois chez des producteurs de semences du sud de la France. Ils se sont organisés en CUMA (coopérative d'utilisation de matériel agricole) pour acquérir le matériel nécessaire. S’improvisant soudeurs, mécaniciens, peintres, ils se sont affairés pendant plus de 600 heures durant tout le printemps dans les ateliers de leurs exploitations, transformant d’anciennes machines à vendanger en rutilantes « castreuses ».

Une nouvelle activité prend ainsi vie. Les obtenteurs fournissent des contrats de productions, les agriculteurs la terre, le savoir-faire et le matériel, AIDER-17 la main d’œuvre, Terre Atlantique le soutien technique et la transformation, le tout restant local.

Si les sept exploitations réunies représentent 15 emplois plein temps, entre les associés et les salariés dont la moitié à moins de 35 ans, cela ne suffit pas pour autant à relever le défi mis en place.

Courant juillet, 115 « coupeurs de têtes » ont été employés à castrer les rangs femelles. Une majorité de jeunes issus de la région, heureux de trouver un job d’été pendant quelques jours à proximité de leur domicile, qui se sont présentés pour effectuer ce travail.

20110800-castration-maïs-8186La production de maïs semence en détail

D’abord il faut semer quatre ou six sillons « femelles » pour produire les grains destinés à la semence. Ensuite, souvent en trois passages, il faut semer les sillons « mâles » ceux qui viendront féconder les femelles. Puis, en juillet, il faut « castrer les femelles » d’abord avec les machines et ensuite plante par plante, contrôler, vérifier et enlever les inflorescences laissées par les machines. Ce travail est effectué manuellement. C’est à ces opérations précises et exigeantes en rigueur que les 115 saisonniers ont été affectés.

Le recrutement effectué au printemps s’est bien passé, montrant qu'un grand nombre de personnes cherchent du travail localement. Les candidats ont été présents, appliqués, rigoureux et impliqués.

Cette nouvelle activité prouve encore une fois encore que l’agriculture saintongeaise peut développer de nombreux emplois dés qu’il y a des idées et des activités novatrices.

Si les obtenteurs semenciers ont souhaité un développement sur ce secteur c’est qu’ils savent que le sol, le climat, l’ensoleillement, la technicité des producteurs et des organismes stockeurs sont propices à la production de semences de qualité. D’autres productions génératrices d’emplois peuvent ainsi être développées. Preuve en est faite.

Comme toutes les cultures, fourragères, céréalières, potagères, horticoles et autres qui pourraient générer des centaines d’emplois permanents ou saisonniers, la maîtrise de l’eau est vitale.

20110800-castration-maïs-0556Pour des réserves de substitution

Tout ceci ne fait que conforter ceux qui se sont engagés dans des projets de réserves d’eau captée l’hiver. « Cette eau collectée pourrait être utilisée au printemps et en été pour des productions agricoles diverses et variées. Ainsi, le développement d’ateliers de transformation de ces productions créerait de nombreux emplois indispensables sur l’Est du département », assure Alexandre Villain, du Cuma Olph'active à Ternant, qui ajoute : « Les agriculteurs étant prêts à s’engager dans cette démarche, les études de retenues d’eau étant réalisées, la suite n’est qu’une volonté politique locale ».

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  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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