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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:50

Billet du 24 août 2011

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Guillaume, maraîcher bio sur Internet

AGRICULTURE BIOLOGIQUE Guillaume Clément, maraîcher installé en 2010 avec l'appui du Gab17, propose des paniers bio sur Internet et procède aux livraisons. Ses jardins seront visibles pour la Rentrée bio, qui a lieu cette année les 10 et 11 septembre au plan d'eau de Saint-Jean-d'Angély.

20110824-BIO-guillaume-clement-3487Guillaume Clément était plus habitué aux honneurs de la presse pour ses prouesses sportives que pour son activité professionnelle. Lui qui courait en région parisienne dans la catégorie Espoirs le 3 000 m steeple en se classant dans les 20 premiers au niveau national, est ensuite devenu éducateur spécialisé à la Maison Saint-Louis de Montfort à Saint-Savinien. Et comme il aimait vivre au grand air, il s'est converti au maraîchage avec pour but de vendre ses légumes bio sur Internet. Un concept situé entre le maraîcher qui vend sa production au poids sur le marché et les Amap (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) où un contrat est passé entre le producteur et le consommateur, celui-ci s'engageant sur six ou douze mois à acheter un panier de légumes chaque semaine. Guillaume Clément propose ici une plus grande liberté en ne fixant pas de durée, le client pouvant enlever ce qui lui plaît le moins ou acheter d'autres légumes en surplus, le tout devant être un multiple du poids du légume proposé chaque semaine pour satisfaire au logiciel de facturation, le prix variant en fonction du contenu (le panier, en principe pour deux personnes, est proposé chaque dimanche soir sur www.lesjardinsclement.fr).

Objectif 30 paniers/semaine

20110824-BIO-guillaume-clement-3485« Même si je n'ai pas encore le label bio, du fait que mes terrains sont actuellement en conversion bio, je me suis aligné sur les prix du bio, car, en dehors des terres qui doivent observer un temps de "lessivage" d'éventuelles substances, mes contraintes de production sur le plan financier (achat de semences bio, compost, terreau, engrais organiques bio, démarche de conversion auprès d'Écocert, etc...), ou celles sur le temps de main-d'oeuvre passé (désherbage, traitements naturels) sont celles d'une exploitation en bio. Il m'est donc nécessaire d'appliquer ces tarifs, avec un objectif de 30 paniers par semaine », explique Guillaume Clément. Quand on le questionne sur ses revenus, Guillaume précise : « La première année, j'ai tout autofinancé. Je suis dans la deuxième et j'espère atteindre une rentabilité de 800 à 1 000 euros par mois à la troisième année. J'ajoute que mon épouse est salariée ».

L'appui du Gab17

20110824-gab17-karine-trouillard-3483Karine Trouillard, chargée de mission conversion bio au Groupement des agriculteurs biologiques de Charente-Maritime (05 46 32 09 68), ajoute qu'il faut « en moyenne quatre à cinq ans sur les installations maraîchères pour parvenir à un revenu. Avant, c'est le parcours classique des aides de l'État et des emprunts ».

20110824-gab17-dominique-mallet-3481Dominique Mallet, président du Gab17, précise que « deux tiers des 45 adhérents du Gab17 exploitent entre cinq et dix hectares. Mais ils ne font pas que des légumes et y ajoutent des fruits et des céréales et répondent à la demande des marchés de gros et des restaurants en restauration collective (hôpitaux, maisons de retraites, écoles). L'agriculture biologique va de la petite structure à la grande exploitation qui possède une récolteuse à oignons. Actuellement, il y a peu de reconversion professionnelle s'il n'y a pas de foncier hérité, ce qui devient impossible dans les îles avec un prix du mètre carré exorbitant. Une personne seule peut exploiter un hectare à un hectare et demi. Actuellement, le système est en flux tendu : il n'y a pas d'invendus car il y a plus de demandes que d'offres ou de possibilités actuelles propres. ».

Le Gab17 permet le transfert des connaissances et des formations théoriques et pratiques. Ainsi, avant de s'installer, Guillaume Clément est allé en stage à l'association Saint-Fiacre à Saintes, chez Dominique Pluchon à Vandré, à Écoyeux, ou encore chez Philippe Bailly à La Rochelle.

Deux exploitations bio

Installé sur un terrain de 2 000 m2 tout entouré d'eau qu'il a achetés aux Prés du Lare à Saint-Jean-d'Angély, en bordure de la Boutonne et du canal  Puychérand, pour cultiver les légumes, là où jardinent déjà une dizaine de particuliers, et sur les 3 000 m2 qu'il possède à Asnières, là où il produit des plants qu'il vend, il attend avec impatience sa certification bio, laquelle s'obtient au bout de trois années de culture sans pesticides. À son domicile d'Asnières (5, chemin de la Place, « Chez Cornet »), il procède à la vente de plants et à une distribution des paniers les mercredi et samedi de 9 h à 11 h. À Saint-Jean-d'Angély, il livre gratuitement les commandes Internet les mardi et vendredi soir. Les livraisons qui ne sont pas sur Saint-Jean-d'Angély où « sur sa route » deviennent payantes. « Je livre sur Saintes pour deux euros. Évidemment je ne peux y aller pour deux paniers, mais j'ai là-bas des personnes âgées qui ont adhéré au concept ».

Un partenariat avec d'autres producteurs

Pour compléter ses paniers de légumes ou éviter de couper la distribution de paniers pendant l'hiver – c'est la période creuse en plein champ du fait des rotations de culture - , il se fournit chez d'autres maraîchers bio locaux. Ainsi les oignons jaunes et les potimarrons viennent d'Aujac et d'Écoyeux, la betterave rouge du SIE Aujac, tandis que les poulets et les lapins abattus la veille viennent du Domaine de la Poterie à Écoyeux (chez M Barbraud).

« Avec 3 000 m2, il faut bien étudier les rotations », ajoute Guillaume. A savoir que derrière ses poireaux , il y aura des tomates en 2012, des poireaux après les épinards, des navets derrières l'ail et l'oignon, etc. « Et je ne referai pas de pomme de terre ici car il y a trop de courtilières. Je reste sur du maraîchage diversifié pour composer 30 paniers par semaine »

Septembre arrivant, Guillaume va bientôt reprendre son entraînement d'athlétisme. « Avec le jardin, je n'ai pas couru depuis quatre mois. Je suis adhérent à l'Athletic club angérien et je vais reprendre l'entraînement au cross pour les 10 kilomètres sur route et l'entraînement au steeple ». Le fameux steeple où Guillaume excellait en 3 000 mètres, avec des obstacles tous les 80 mètres...

Fraîcheur, proximité, qualité AB

Commentant l'approvisionnement chez d'autres producteurs locaux, Guillaume commente : « La traçabilité est assurée. Mais le plus important se résume en trois points : la fraîcheur, avec une récolte le jour même ; le local, avec des produits issus d'un terroir tout proche ; la qualité AB qui garantit des produits de qualité sans pesticides ».

Nul doute que les internautes, les particuliers et les salariés d'entreprises qu'il contacte se laissent séduire par ce concept qui anime Guillaume avec tant de passion.

20110824-BIO-guillaume-clement-3492

Que voilà un engin séduisant ! Une binette qui ne fatigue pas, avec une roue de vélo pour que ça ne s'enfonce pas. Le seul problème, c'est que sur Internet à 400 euros, je trouve que c'est un peu cher ! Cher artisan, toi qui es en quête d'invention, ne pourrais-tu pas fabriquer un tel engin pour la moitié - voire encore moins - du prix ? Guillaume appelle cet engin un pousse-pousse. Il faudrait en fabriquer un qui s'appellerait le Saintongeais. "C'est rien à faire pour un bon bricoleur", disait quelqu'un qui n'y connaissait rien...

Contact

Guillaume Clément 5 Chemin de la Place, Chez Cornet , 17400 Asnières La Giraud

06 22 78 59 91 www.lesjardinsclement.frcontact@lesjardinsclement.fr

A Saint-Jean-d'Angély, Chaussée de l'Éperon, près des pépinières Hervaud.

Liste des légumes mis en culture cette année

Ail, aubergine, betterave, carottes, chou, concombre, courgette, échalotte, épinard, fève, haricot, mâche, navet oignon, petit pois, poireau, radis, tomate...

Des recettes sur le site de Guillaume

En exemple : Saumon en papillotte et légumes croquants 

« Un autre partenariat »

« Le partenariat est lançé depuis peu cette saison avec le restaurant "Carottes et Gingembre"situé à Saint-Jean-d'Angélyet à côté duquel vous êtes forcément déjà passé au gré d'une balade dans le coeur historique de la ville (au 36 rue des Bancs). Mais le mieux, c'est encore de s'y arrêter! Cuisine végétarienne à base de produits locaux et le plus souvent bio. La décoration, les odeurs de la cuisine ouverte sur la salle et l'accueil de Chantal rendent cet endroit particulièrement chaleureux. Et de temps en temps, mes légumes y sont cuisinés : -) Pour visiter le site Internet complet, c'est ICI »

20110824-BIO-guillaume-clement-3475Complètement en haut à gauche de la photo, vous avez les poireaux en cours, puis des haricots verts (des Cupidon, sans fil svp), puis des radis noirs, des radis roses (plus petits) et enfin des poivrons devnt vous. Avec un grand angle, on aurait vu à droite des navets. Et puis ensuite les traces d'un sanglier que je mets à 40 kg/50 maxi, qui s'est permis de courir dans les rangs. Il a dû faire peur aux ragondins qui ont fui dans la Puychérand cette nuit-là en attendant de revenir pour manger quelques légumes bio.

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commentaires

M
En l’espace d’un siècle, nous avons perdu 75% de nos variétés potagères ! Ne peuvent être cultivées et vendues que des fruits et légumes aux critères de distinctions clairement définis. Signez cette pétition http://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/yeswegraine-maraichers-aient-droit-utiliser-semences/14494 pour que les maraîchers aient le droit d’utiliser des semences reproductibles et de produire les leurs !
Répondre
L


Bonsoir,


 


Je n'avais pas vu la version internet de votre article.


 


Un grand merci.


 


Guillaume



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  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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