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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 07:30

Le 11 mars 2012

SAINT-JEAN-D'ANGÉLY

Faire vivre le patois

Faire rire en patois

THÉÂTRE EN PATOIS Le Festival de théâtre patois donné samedi soir 10 mars a ravi le public et fait salle comble dimanche après-midi.

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« Quand le vin est tiré… », une pièce d'Hélène Favroul, jouée par "Les Goules Réjhouies", où il est question d'un vin de noah au goût infect et de la disparition soudaine d'un chien. Une comédie hilarante ! Photo Bernard Maingot

Après le spectacle du samedi en soirée, la séance du dimanche en matinée pour le seizième festival de théâtre patois organisé par la Sefco à la salle municipale Aliénor-d'Aquitaine avait fait salle comble. Deux séances cette année au lieu de trois peuvent expliquer l'affluence dominicale d'un public épris de patois mais dont l'âge préfère la matinée à la soirée.

20120311-THEATRE-patois-helene-natole-6718Hélène et Natole

Placé sous le signe de la poésie, ce festival a accueilli une dizaine de troupes amateurs jeunes et adultes de la région, avec des créations originales, de nombreux bardes de la région, la chorale saintongeaise Amuse-folk et des intermèdes animés par Hélène (Hélène Favroul, de Montmoreau en Charente, animatrice du festival) et Natole (Jacques Bizon, compagnie Natole de Fouras) dans des « blagounettes » pendant les changements de décors. « Je créé des histoires courtes issues d'anecdotes vécues en campagne autour de moi », déclare Hélène, tandis que Natole commente « Ne l'écoutez pas ! ». Modeste, Hélène Favroul confie cependant qu'elle a créé deux troupes, avec « Les goules réjhouies » (Saint-Yrieix) voici 22 ans, époque depuis laquelle elle écrit et « Les sème-pagaille » voici 12 ans...

Les jeunes en scène

Le samedi, les jeunes acteurs étaient bien représentés sur scène, avec cinq comédiens de l'atelier patoisant du collège Jean-Lartaud de Jarnac, dans une saynette « Le repas charentais », suivi d'un monologue de Yannick Augiron « L’ancien voyit ». Sept comédiens, filles et garçons du groupe Qu'étou qu'olé, de Salles-d'Angles, leur ont succédé dans « La frairie de Saint Gueurlet » et deux jeunes enfants de huit ans, avec un à-propos remarquable d'actualité pour un jour d'ouverture de la truite dans « La pêche », deux pièces de Josette Guérin-Dubois, dite « La cagouillette des aubépines ».

Jhustine (Guy Chartier, d'Asnières-La-Giraud), qui en est à 90 créations d'histoires, a réitéré avec « Le vieux porte-plume », une création qui a valu en 2011 le prix Goulebenéze de la Société des lettres d'Aunis et Saintonge et a continué avec des « Histouères bin d'chez nous ». « Il faut renouveler le répertoire pour le confronter au monde moderne », confie-t-il.

L’Amicale du Dandelot a joué « Natole est foutu » (un autre Natole !), avant que le groupe angérien l’Amuse Folk présente son répertoire saintongeais de chants qui se dansent en enthousiasmant le public.

Après l'entracte, le Foyer théâtre de Gondeville a interprété « La Maurine » de Roger Pelaud, dit Birolut. Enfin, les adultes de la troupe Les qu’étou qu’ol’é ont interprété une pièce de Josette Guérin-Dubois un « Grou n’andicap bin chérant » ou un médecin consulte un vrai rapiat (radin). La remise du Prix du Rideau d’Or a vu tous les jeunes récompensés en victuailles et livres et l’auteur de la meilleure pièce primé.

Du rire à foison

Dimanche, on a beaucoup ri d'emblée avec une des 70 pièces de théâtre de Hélène Favroul « Le vin est tiré », par cinq comédiens des Goules réjhouies. Ne dévoilons pas l'histoire - ce serait dommage - qui a fait s'esclaffer la salle entière et tiré de nombreuses exclamations dans les rangs...

S'ensuivait « Le parmis de conduire », par Les sème-pagaille, des sketches avec Hélène, Martine et Bernadette et un retour de Jhustine. Après le sketch de Finosia (« In gars de l'Ile d'Oléron ») et celui de Paul Fouquet, « Le fi à Feurnand » (Dominique Porcheron d'Haimps, fils de Fernand) venait pour la première fois au festival avec des émolés (textes, écrits) peu courants : « J'habite à Angers mais je reviens aux sources ! Je suis heureux de faire du patois et j'ai à cœur d'interpréter des textes de Goulebenéze comme « Les gars dau pays bas à la fouère exposition de Cougnat » ou des textes et chansons de mon cru, comme « Armand et sa Germaine » montrant qu'on peut vivre avec peu de chose. J'avais commencé en 2009 à Haimps, lors d'un son et lumière  en salle « Bonsoir Saintonge ». La soirée s'est achevée dans la joie avec « La candidature à Catira » (de Jhustin Kiodomir) par l'atelier théâtre d'Aulnay.

Le bain de patois avait pansé bien des maux, mais le public attendra un an avant d'avoir droit à une nouvelle visite de remise en forme, lors du prochain festival, en 2013.

20120311-THEATRE-patois-helene-fortin-natole-0074Hélèné Favroul (Hélène), Jacqueline Fortin, présidente de la Société d'études folkloriques du centre-ouest (Sefco) et Jacques Bizon (Natole).

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  • Correspondant de presse. Curieux et passionné, j'aime la photographie, l'écriture et transmettre aux autres ce qui m'attire. "On se lasse de tout, excepté d'apprendre" (Virgile).
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